La Turquie demande l'arrêt des violences dans le Xinjiang

e Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à la fin de la "sauvagerie" dans la province chinoise du Xinjiang (nord-ouest), où des violences ont coûté la vie à au moins 156 personnes, dont de nombreux membres de la communauté ouïghoure, ethnie turcophone, et fait un millier de millier de blessés depuis dimanche.

Ces incidents ont atteint un degré de "sauvagerie" auquel il faut "rapidement" mettre un terme, a souligné M. Erdogan, soulignant qu'Ankara suivait les événements avec une grande inquiétude" et une grande "tristesse".

Après de nouvelles violences mardi et une nuit de couvre-feu, un calme précaire régnait mercredi dans les rues d'Urumqi, capitale du Xinjiang où se sont concentrés les affrontements entre Ouïghours, turcophones, et Hans, l'ethnie majoritaire en Chine.

Plusieurs milliers de policiers munis de bâtons, boucliers et fusils étaient déployés dans les principales rues et la grande place d'Urumqi où les émeutes ont débuté dimanche. L'agence officielle Chine Nouvelle a fait état d'échauffourées, sans fournir de plus amples précisions. Plus de 1.100 personnes ont été blessées dans les violences et des centaines de véhicules ont été endommagés ou incendiés dimanche lors des émeutes.

Les autorités chinoises ont promis la fermeté. "Ceux qui se livrés à des crimes avec cruauté, nous les exécuterons", a averti le chef du Parti communiste à Urumqi, Li Zhi, alors que le président chinois Hu Jintao a renoncé à assister au sommet du G-8 en Italie et a regagné précipitamment la Chine mercredi, en raison des émeutes.

M. Erdogan et le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu ont exhorté Pékin à amener les "responsables" à rendre compte de leurs actes de manière transparente.

La réaction des dirigeants turcs a fait écho à la colère publique en Turquie, où des médias et des associations pro-ouïghours ont suggéré que la plupart des victimes étaient des Ouïghours.

Plusieurs quotidiens ont publié des photos montrant des personnes décédées dans les rues d'Urumqi après les affrontements, déclenchant des manifestations devant les missions diplomatiques chinoises à Ankara et Istanbul au cours des deux derniers jours.

"La conscience publique ne peut pas accepter ces images", a déclaré M. Erdogan, ajoutant que la Turquie saisirait le Conseil de sécurité de l'ONU.

"Nous attachons une grande importance à notre amitié avec la Chine et nous considérons les Ouïghours comme un pont pour cette amitié", a pour sa part souligné Ahmet Davutoglu. AP

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/asiepacifique/20090708.FAP3103/la_turquie_demande_larret_des_violences_dans_le_xinjian.html

Xinjiang

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