L'Irak décline "l'offre d'aide" de Joe Biden

Le vice-président américain Joe Biden parle avec son fils, le capitaine Beau Biden, le 4 juillet. | AP/Khalid Mohammed

Le vice-président américain Joe Biden parle avec son fils, le capitaine Beau Biden, le 4 juillet.

Le vice-président américain Joe Biden, en déplacement en Irak pour les célébrations du Jour de l'indépendance, la fête nationale, a demandé aux diplomates américains d'oeuvrer à la"réconciliation politique" en Irak. S'adressant à des soldats venant d'obtenir la nationalité américaine, le vice-président leur a affirmé "qu'il y a encore un énorme et dur travail à faire mais, grâce à vous, les Irakiens commencent à prendre leur destinée en mains et nous allons commencer à vous accueillir au pays avec l'honneur et la gratitude que vous méritez".

M. Biden avait lancé vendredi une mise en garde sans précédent à Bagdad, lors de ses rencontres avec les dirigeants irakiens, dont le Premier ministre Nouri al-Maliki qui doit se rendre prochainement aux Etats-Unis. "Si la violence reprenait, cela changerait la nature de notre engagement. Il a été très direct sur ce point", a dit un haut responsable américain l'accompagnant.

Ces déclarations ont été accueillies froidement samedi par le gouvernement irakien. "Nous avons bien dit que la réconciliation nationale est une question irakienne et que l'implication d'une partie non-irakienne n'en accroîtra pas le succès", a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Pour tenter de résoudre les violences interethniques et politiques, M. Maliki a tenté de se concilier les hommes politiques sunnites en réprimant l'an dernier les milices chiites et avec une loi d'amnistie qui a permis de libérer des milliers de détenus sunnites. Il a tendu la main à d'anciens membres du parti Baas de SaddamHussein, mais seulement à ceux qui "n'ont pas de sang sur les mains" et qui renoncent au Baassisme, des conditions qui, aux yeux de certains sunnites, révèlent de l'antagonisme envers les sunnites.

Autre obstacle à la réunification du pays : les relations difficiles entre l'Etat fédéral et la région autonome du Kurdistan (nord). Elles concernent la répartition des richesses pétrolières et la "constitution" kurde qui devrait être ratifiée fin juillet, stipulant que la province multiethnique de Kirkouk doit être annexée au Kurdistan. Les autorités du Kurdistan ont annoncé que M. Biden avait annulé un déplacement prévu samedi dans cette région en raison d'une forte tempête de sable.

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/07/04/l-irak-decline-l-offre-d-aide-de-joe-biden_1215425_3218.html

colonialisme..

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